Les carrières en activité
Ce dossier fait suite
à celui intitulé L'ascension de la "motte"Les mottes ont offert un magnifique terrain à nos aventures d'enfants. Mais elles étaient aussi et surtout le décor du travail des hommes de chez nous, les carriers. La sirène de l'usine Marmor résonne encore dans nos souvenirs. Rythmée par les bruits de mitrailles de la métallurgie toute proche, elle clamait bien fort jusqu'aux confins du village que le marbre et l'acier faisaient bon ménage et qu'ils fournissaient du travail à bon nombre de ses habitants. Gougnies.be vous en offre d'émouvantes images...
Les sites d'extraction
L'abattage d'un bloc
Cliquez sur les photos pour les agrandir
On remarquera, sur la seconde photo, une silhouette là où, précisément, la masse va s'abattre. Il semble qu'il s'agisse d'un mannequin. Etait-ce, dans le milieu des carriers, une façon de conjurer le sort? De présenter une victime expiatoire pour que le bloc ne tombe pas sur un être humain? On voit aussi qu'un lit de caillasse a été disposé là où l'impact se produira. Peut-être pour éviter que le bloc ne se brise pas en de trop nombreux morceaux.
Photos collection Jacques Monnoyer
On remarquera, sur la seconde photo, une silhouette là où, précisément, la masse va s'abattre. Il semble qu'il s'agisse d'un mannequin. Etait-ce, dans le milieu des carriers, une façon de conjurer le sort? De présenter une victime expiatoire pour que le bloc ne tombe pas sur un être humain? On voit aussi qu'un lit de caillasse a été disposé là où l'impact se produira. Peut-être pour éviter que le bloc ne se brise pas en de trop nombreux morceaux.
Photos collection Jacques Monnoyer
Des hommes et des femmes
Cliquez sur les photos pour les agrandir

Les polisseurs à la "grenouillère". A la machine d'avant-plan : Emilio Rapallini. Derrière : Renato Nanni. A gauche : Romeo Di Grado. (Photo collection Jacques Monnoyer). Jour de fête à Marmor. A l'avant-plan, de gauche à droite: Massimo Sodini, Germain Caulier et Julien Maginet. Les mêmes dans un groupe plus important (Photos collection famille Cabut). Dernière photo, les polisseuses de finition: de g à d: Yvonne Massart, Germaine Massart et, en 5e position: Louisa Trouillet. (Coll Jacques Monnoyer)

Les polisseurs à la "grenouillère". A la machine d'avant-plan : Emilio Rapallini. Derrière : Renato Nanni. A gauche : Romeo Di Grado. (Photo collection Jacques Monnoyer). Jour de fête à Marmor. A l'avant-plan, de gauche à droite: Massimo Sodini, Germain Caulier et Julien Maginet. Les mêmes dans un groupe plus important (Photos collection famille Cabut). Dernière photo, les polisseuses de finition: de g à d: Yvonne Massart, Germaine Massart et, en 5e position: Louisa Trouillet. (Coll Jacques Monnoyer)
Un peu d'Histoire
(Extrait du programme Son et lumière "Aux pays des Rolendiens" du 27 au 31 août 2003)Les carrières de marbre de Gougnies ont été exploitées de 1860 à 1951, leurs propriétaires furent successivement la famille PIRMEZ-MONCHEUR jusqu'en 1903 puis la Société Anonyme MARMOR.
Le marbre exploité est de type Sainte-Anne, les veines avaient de 10 à 15 mètres d'épaisseur, elles étaient inclinées de 60 à 70 degrés. Il était très prisé pour la réalisation de monuments, d'autels, de cheminées.
Au moment de sa splendeur, l'entreprise employait pas moins de 100 ouvriers, hommes et femmes, selon le travail à effectuer (extraction, sciage, polissage, expédition...).
Malheureusement, le 2 janvier 1951, suite à un éboulement à la Carrière Maichevaux, l'extraction du marbre fut interrompue.
La société MARMOR poursuivit une activité limitée au débitage et au polissage du marbre jusqu'en 1976, date de sa fermeture définitive.
Texte de
Jacques Monnoyer
Certaines photos de ce dossier figurent déjà sur le site. Pour les voir dans leur contexte, consultez le portrait de Renato Nanni
et le Vieux Gougnies
Voir aussi Les carrières en 1949
retour en hautCommentaires
retour en haut





































