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Line, la modiste

Du bibi au chapeau de cérémonie


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Line Simon et un des chapeaux de cérémonie qu'elle a réalisés sur base d'un modèle de l'album qu'elle nous présente.


C'est presque certain : malgré sa passion et son talent, Line Simon ne fera pas fortune comme modiste et peut-être même n'aura-t-elle jamais pignon sur rue.
« Le premier problème explique-t-elle, c'est que je suis très conservatrice et que je déteste me séparer de ce que j'ai créé. Le second est que la plupart des chapeaux que je réalise, je les fais comme s'ils étaient pour moi, c'est-à-dire à mon goût, selon mon visage et mon tour de tête ».
Il faut bien dire que dans ces conditions, envisager une boutique avec un échantillonnage capable de satisfaire les différentes clientes de passage est quelque peu illusoire. Mais n'allez pas croire que Line reste cloitrée dans sa tour d'ivoire et qu'elle n'est capable que de travailler pour elle-même.
« J'aime aussi explique-t-elle réaliser des chapeaux sur commande, des coiffures de cérémonie, pour des mariages par exemple, selon les goûts de la personne : je viens de créer un chapeau de mariée dans le même tissu que la robe … ».
Des robes, elle en fait aussi ; n'a-t-elle pas commencé par apprendre la couture avant de suivre une formation de décoratrice, d'étalagiste, de mannequin et, maintenant de modiste ?
Elle a donc réalisé des robes de théâtre : l'une qui aurait certainement séduit la reine Marie-Antoinette, une autre que l'on voit bien portée par une beauté sulfureuse dans un saloon lors de la ruée vers l'or et une troisième que l'on croiserait dans les rues de Venise lors du carnaval. Mais, mêmes réticences qu'en ce qui concerne les chapeaux : « un théâtre voulait me les acheter… j'ai refusé ».
Gamine, Line était déjà séduite par les chapeaux, mais ce n'était plus trop à la mode et il n'y avait même pas d'école de modiste dans la région. Aujourd'hui, la situation a changé, les hommes et les femmes portent à nouveau chapeaux et casquettes et Line a entamé à Binche sa 3eme année de formation.
Chaque matière : tissu, feutre, paille, sisal et chaque modèle, du grand chapeau de cérémonie au petit bibi, appelle une technique différente de fabrication. Un exemple à partir du feutre : on part d'un cône de cette matière, plus ou moins ample selon que l'on désire à chapeau à petits ou larges bords. On le traite avec un produit durcissant et on le chauffe à la vapeur. Il sera ensuite ajusté au plus juste sur un moule dont la forme et la taille sont fonction du résultat désiré, nouvelle application de durcissant et passage par un sèche cheveux. Vient ensuite la décoration : un ruban intérieur, un autre extérieur, plumes, perles, fleurs selon l'inspiration… ou aussi de grosses épingles décoratives.
« Elle sont très difficiles à trouver en Belgique, explique Line, d'autant que j'essaye toujours d'en trouver d'anciennes qui ont un charme inégalable : elles ont vécu… ».
Récemment, elle a eu la grande chance d'être en contact avec une modiste des environs de Paris qui liquidait son commerce. « Elle m'a cédé de nombreux accessoires et m'a fait le grand plaisir de me demander des photos de ce que je réaliserais avec eux ».

Ben


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Line a déjà réalisé près d'une centaine de chapeaux pour dames et pour hommes. Quelques-une de ses réalisations. Si être modiste la passionne, elle n'en a pas moins oublié sa formation de base qui est la couture, pour preuve, les deux dernières photos: la robe "carnaval de Venise" et celle de "saloon". Au sommet du présentoir, un chapeau rouge: c'est le premier qu'elle a réalisé. Il fait sans doute partie de ceux dont elle aurait du mal à se séparer.

Photos Line et Ben





Agnès et Pol

Sur les planches et à l'écran


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Photo Ben


Non ! leur première rencontre sur les planches ne date pas du Jardin d'enfants où ils auraient joué dans la même saynète. Alors, devenus ados, sont-ils tombés amoureux dans la pénombre complice des loges d'un théâtre ? Non plus !
Agnès Bughin et Pol Soumillon n'en sont pas moins passionnés par le théâtre wallon et sont passés l'un et l'autre une quinzaine de fois de l'autre côté du rideau rouge.

Par envie, un peu par défi personnel aussi, ils ont rejoint en 2002 la troupe de « Walon d'vant tout » pour une première pièce qui s'intitulait "Li nec plus ultra".
Il faut dire que le virus est dans la famille car déjà le grand-père de Pol, Raymond Soumillon ainsi que son beau-frère Isaac Vaneuken, puis Ludivine, la fille de Pol et d'Agnès, les y avait précédés et que les frères de Pol, Roland et Marc, ont également joué dans l'équipe.

Mais après le décès de son metteur en scène, Roger André, Walon d'vant tout a connu une période de léthargie et, à Gougnies nombreux sont ceux qui se plaignirent de la disparition des pièces en wallon. Heureusement pour les acteurs et leurs spectateurs, une rencontre s'est faite en 2011 avec une autre équipe théâtrale, la « Troupa Oli » qui allait donner une pièce en français dans la salle Aimé André. Pol qui était resté régisseur de Walon d'vant tout a donné un coup de main en leur prêtant du matériel.
De la sympathie réciproque est né le projet de monter une pièce avec des acteurs des deux troupes. C'est ce qui fut fait en mars dernier avec « Mam'zelle Duchesse » Les deux troupes ont des projets : une pièce en français en novembre 2013 et une autre en wallon en mars 2014.

Mais Agnès et Pol ont eu d'autres expériences dans le monde du spectacle.
En 2006 ils ont participé en tant que comédiens à « Ene rose dissus l'teri » ; adaptation du célèbre film « Germinal » pièce écrite par Georges Simonis et adaptée en wallon carolorégien par Roger André. Cette fresque historique a été jouée à l'ancienne caserne de la gendarmerie « Aux écuries » à Charleroi avec une mise en scène de Roger André et Pascal Heringer.
et plus récemment, le 3 juillet dernier, ils ont participé au tournage du film de Vincent Garenq, « La Justice ou le Chaos » avec dans les rôles principaux Gilles Lellouche et Charles Berling.

« J'ai été contacté par courriel, explique Pol, par la société de casting qui était à la recherche de figurants pour représenter le public d'une salle de tribunal. Le lieu du tournage se situait au Palais de Justice de Bruxelles. D'abord un peu frileux, j'ai tardé à répondre au mail mais quelques jours plus tard, un membre de la société de casting m'a contacté par téléphone pour savoir si le rôle m'intéressait ; pris au dépourvu, j'ai fini par répondre positivement non sans proposer mon épouse pour la participation à cette figuration ; à ma grande surprise, la réponse fut, également positive.
Le 3 juillet, poursuit-il, nous avons donc pris la route vers le Palais de Justice de Bruxelles.
La matinée a été réservée aux différents réglages lumières, caméras, son, emplacement des acteurs, … ; l'après-midi les choses sérieuses ont commencé… »
Pol se remet dans l'ambiance : « la salle d'audience grouille, telle une fourmilière, d'une vingtaine de techniciens, maquilleuses, habilleuses, régisseur. Le régisseur place les figurants dans la salle sous le contrôle de Vincent Garenq ; tout à coup, celui-ci me regarde fixement, s'approche de moi et me dit :
Vous serez un représentant de la société Clearstream, mais votre tenue n'est pas adéquate, si vous voulez bien suivre l'habilleuse ! A ce moment, tout va très très vite, l'habilleuse et la maquilleuse s'occupent de vous suivant les directives du metteur en scène ; on vous donne vos accessoires et vous prenez place au côté de votre avocat. Le rôle est tenu par David Salles.
L'unique scène prévue, environ 4 minutes, est répétée et répétée un nombre incalculable de fois sous plusieurs angles de prise de vue et cela jusqu'aux environs de 17h00 ; entre chacune des prises, les maquilleuses s'activent autour de vous pour effectuer quelques retouches, l'habilleuse brosse votre costume pour qu'il reste impeccable … inimaginable d'efficacité.

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Quelques moments du tournage
Photos Pol


A présent, conclut Pol, lorsqu'Agnès et moi regarderons un film au cinéma ou à la télévision, nous le verrons avec d'autres yeux, conscients de l'énorme travail fourni pour sa réalisation.
Nous avons vécu une aventure inimaginable et extraordinaire et avons rencontré des gens fantastiques, et même, comme le monde est petit, une jeune femme qui habite au Bultia et une autre à Oret ! C'est une expérience que nous referons certainement si l'opportunité s'en présentait encore. »

Ben



Françoise et Paco

De Cheyenne à la pure race espagnole


Sans Cheyenne, une vieille jument teigneuse, Françoise Dehalleux n'aurait sans doute jamais rencontré Paco Moya.
A l'âge de 25 ans, ses études d'infirmière terminées, Françoise revient chez ses parents à Villers-Poterie et se sent attirée par cette jument qu'elle décide de partager, en demi-pension, avec son propriétaire.
Similitude de caractères ? Très vite, en tous cas, le courant passe bien entre Cheyenne et Françoise qui arrive même à lui faire effectuer des pas de danse sur fond musical.

Puis Françoise achète son premier cheval, Waki, un hongre de race espagnole. Un « sans papiers » précise t-elle, ce qui signifie qu'aucun document n'attestait la pureté de sa race, mais il n'en était pas moins doué. Avec lui, Françoise poursuit le travail entamé avec Cheyenne, lui apprend le pas espagnol, participe à des cours d'étiologie et à plusieurs stages à Pepingen avec des écuyers de la célèbre Ecole d'Equitation de Jerez de La Frontera, l'équivalent espagnol de Saumur ou de Vienne. De plus, elle se trouve un professeur disposé à lui enseigner le dressage.

Et ça se passe bien, tellement bien d'ailleurs que le professeur lui propose un stage de perfectionnement dans une écurie à Lobbes. Et qui passait par là ? Paco évidemment.

Quant à lui, il avait commencé à monter avant ses 21 ans et, fin des années '70, il a fait son service militaire comme officier à l'Ecole Supérieure d'Equitation (Cria Caballar, la gestionnaire du Stuud Book espagnol jusque 2007).
Etant cavalier de concours complet et étant juge national des trois modalités (dressage, complet, obstacle) il est parvenu au niveau de Juge International à Barcelone en 1992.

C'est de cette rencontre avec Françoise que devait naître la "Yeguada El Rociito", (l'élevage El Rociito) en hommage à la Sainte Vierge Del Rocio , célèbre lieu de pèlerinages auxquels Paco avait participé plusieurs fois. Françoise avait découvert cet endroit lors d'un voyage et en était tombée à ce point amoureuse qu'elle avait baptisé sa maison "le petit Rocio" (El Rociito) avant même de rencontrer Paco.

En 2003, ils ont fait venir leurs premiers chevaux espagnols : cinq juments de 17 ans et leur premier étalon Almendro, médaille d'argent des "Etalons de cinq ans et plus" au Concours International du "Pure Race Espagnol" à Flémalle. Almendro après son retour en Espagne, ayant été élevé au niveau "Grand Prix" par un jeune cavalier olympique espagnol , est parti pour les Etats- Unis, en Californie.

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Almendro, rentré en Espagne puis parti aux Etats-Unis après avoir fait son boulot d'étalon chez nous.
Photo El Rociito


« Aujourd'hui, explique Paco, il y a en Belgique une vingtaine d'élevages de chevaux de race espagnole, mais nous avons été dans les premiers à ramener des chevaux de race pure. Avec eux, nous avons importé trente ans d'expérience et de réussite du savoir-faire des éleveurs espagnols ».

Deux ans après, arrivée deux jeunes juments: Esencia et Electra. Electra qui en 2006 devait leur ramener le prix « Meilleurs mouvements toutes catégories du concours morphologique de Belgique ». Cette année là aussi El Rociito fut sacré meilleur élevage au Concours International du Pure Race Espagnol de Flémalle.
Le palmarès ne s'arrête pas là : l'année suivante ce fut Esencia qui fut sacrée championne de la race au concours international morphologique à Flémalle.
Almendro parti, il fut vite remplacé par Sotavento, un autre jeune étalon reproducteur provenant du même élevage que Electra et Esencia.
« Notre souci, explique Françoise, est d'aller vers une amélioration de la race tout en gardant les critères types du cheval espagnol et en améliorant sa fonctionnalité sur le terrain du dressage »

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Paco et Françoise avec Sotavento. Photo de droite: Esencia. En arrière-plan le drapeau espagnol qui flotte toujours, à côté du belge, sur la Yeguada El Rociito.
Photos Ben

Françoise et Paco n'usurpent certes pas leur place dans cette rubrique consacrée aux passions des gougnaciens. Et pas seulement pour leur amour des chevaux espagnols car Paco qui, on l'a vu, affiche lui aussi, un « palmarès » assez impressionnant est actuellement... producteur de miel à Cuenca en Espagne! Le tout avec passion.

Ben

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Devant l'enclos des juments: Françoise et Paco ainsi que leur fille Michelle et Gauthier Monnoyer que l'on peut retrouver dans cette rubrique (suivre le lien ci-après). Photo de droite à Saragosse: bon sang ne peut mentir, le fils de Paco qui participe à des concours hippiques et Andrea, la petite-fille de Paco, qui monte déjà sous la protection de son papa...

Liens


- Le site de El Rociito
- Journée Portes ouvertes
- Passion partagée par Gauthier Monnoyer

Ce dossier fait suite à

Les passions des gougnaciens (1)

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Commentaires
Par michelle le jeudi 18 juillet 2013 à 17h07
les chevaux ses tout pour moi
Par Willy moreau le lundi 27 juin 2011 à 17h24
Ce dozssier est le bienvenu car l'equitation est en perte de vitesse dans notre région
De plus ce genre d'activités ne fait que la une de la presse spécialisée
Souhaitons à Françoise et Paco d'être mieux connu en-dehors de la sphère spécialisée qu'il représente
Il m'avait fait visiter ses installations et montrer avec fierté et amour sa cavalerie mais en restant discret sur les résultats obtenus
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