Ce dossier fait suite à

Les passions des gougnaciens (1)

Françoise et Paco

De Cheyenne à la pure race espagnole


Sans Cheyenne, une vieille jument teigneuse, Françoise Dehalleux n'aurait sans doute jamais rencontré Paco Moya.
A l'âge de 25 ans, ses études d'infirmière terminées, Françoise revient chez ses parents à Villers-Poterie et se sent attirée par cette jument qu'elle décide de partager, en demi-pension, avec son propriétaire.
Similitude de caractères ? Très vite, en tous cas, le courant passe bien entre Cheyenne et Françoise qui arrive même à lui faire effectuer des pas de danse sur fond musical.

Puis Françoise achète son premier cheval, Waki, un hongre de race espagnole. Un « sans papiers » précise t-elle, ce qui signifie qu'aucun document n'attestait la pureté de sa race, mais il n'en était pas moins doué. Avec lui, Françoise poursuit le travail entamé avec Cheyenne, lui apprend le pas espagnol, participe à des cours d'étiologie et à plusieurs stages à Pepingen avec des écuyers de la célèbre Ecole d'Equitation de Jerez de La Frontera, l'équivalent espagnol de Saumur ou de Vienne. De plus, elle se trouve un professeur disposé à lui enseigner le dressage.

Et ça se passe bien, tellement bien d'ailleurs que le professeur lui propose un stage de perfectionnement dans une écurie à Lobbes. Et qui passait par là ? Paco évidemment.

Quant à lui, il avait commencé à monter avant ses 21 ans et, fin des années '70, il a fait son service militaire comme officier à l'Ecole Supérieure d'Equitation (Cria Caballar, la gestionnaire du Stuud Book espagnol jusque 2007).
Etant cavalier de concours complet et étant juge national des trois modalités (dressage, complet, obstacle) il est parvenu au niveau de Juge International à Barcelone en 1992.

C'est de cette rencontre avec Françoise que devait naître la "Yeguada El Rociito", (l'élevage El Rociito) en hommage à la Sainte Vierge Del Rocio , célèbre lieu de pèlerinages auxquels Paco avait participé plusieurs fois. Françoise avait découvert cet endroit lors d'un voyage et en était tombée à ce point amoureuse qu'elle avait baptisé sa maison "le petit Rocio" (El Rociito) avant même de rencontrer Paco.

En 2003, ils ont fait venir leurs premiers chevaux espagnols : cinq juments de 17 ans et leur premier étalon Almendro, médaille d'argent des "Etalons de cinq ans et plus" au Concours International du "Pure Race Espagnol" à Flémalle. Almendro après son retour en Espagne, ayant été élevé au niveau "Grand Prix" par un jeune cavalier olympique espagnol , est parti pour les Etats- Unis, en Californie.

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Almendro, rentré en Espagne puis parti aux Etats-Unis après avoir fait son boulot d'étalon chez nous.
Photo El Rociito


« Aujourd'hui, explique Paco, il y a en Belgique une vingtaine d'élevages de chevaux de race espagnole, mais nous avons été dans les premiers à ramener des chevaux de race pure. Avec eux, nous avons importé trente ans d'expérience et de réussite du savoir-faire des éleveurs espagnols ».

Deux ans après, arrivée deux jeunes juments: Esencia et Electra. Electra qui en 2006 devait leur ramener le prix « Meilleurs mouvements toutes catégories du concours morphologique de Belgique ». Cette année là aussi El Rociito fut sacré meilleur élevage au Concours International du Pure Race Espagnol de Flémalle.
Le palmarès ne s'arrête pas là : l'année suivante ce fut Esencia qui fut sacrée championne de la race au concours international morphologique à Flémalle.
Almendro parti, il fut vite remplacé par Sotavento, un autre jeune étalon reproducteur provenant du même élevage que Electra et Esencia.
« Notre souci, explique Françoise, est d'aller vers une amélioration de la race tout en gardant les critères types du cheval espagnol et en améliorant sa fonctionnalité sur le terrain du dressage »

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Paco et Françoise avec Sotavento. Photo de droite: Esencia. En arrière-plan le drapeau espagnol qui flotte toujours, à côté du belge, sur la Yeguada El Rociito.
Photos Ben

Françoise et Paco n'usurpent certes pas leur place dans cette rubrique consacrée aux passions des gougnaciens. Et pas seulement pour leur amour des chevaux espagnols car Paco qui, on l'a vu, affiche lui aussi, un « palmarès » assez impressionnant est actuellement... producteur de miel à Cuenca en Espagne! Le tout avec passion.

Ben

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Devant l'enclos des juments: Françoise et Paco ainsi que leur fille Michelle et Gauthier Monnoyer que l'on peut retrouver dans cette rubrique (suivre le lien ci-après). Photo de droite à Saragosse: bon sang ne peut mentir, le fils de Paco qui participe à des concours hippiques et Andrea, la petite-fille de Paco, qui monte déjà sous la protection de son papa...

Liens


- Le site de El Rociito
- Journée Portes ouvertes
- Passion partagée par Gauthier Monnoyer

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Commentaires
Par Willy moreau le lundi 27 juin 2011 à 17h24
Ce dozssier est le bienvenu car l'equitation est en perte de vitesse dans notre région
De plus ce genre d'activités ne fait que la une de la presse spécialisée
Souhaitons à Françoise et Paco d'être mieux connu en-dehors de la sphère spécialisée qu'il représente
Il m'avait fait visiter ses installations et montrer avec fierté et amour sa cavalerie mais en restant discret sur les résultats obtenus
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