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A la mémoire de marcheurs décédés

De nombreux amis marcheurs sont décédés. Certains, par leur dévouement, leur personnalité ont marqué l'histoire de la Marche royale sainte Rolende de Gougnies. Le Comité de la Marche leur a rendu hommage lors de leurs funérailles. Notre site, depuis sa création en 2005, conserve la trace des paroles prononcées à la mémoire de ces disparus.

Hommage à Robert Guyaux


Ce mercredi 11 décembre 2013, ce texte rédigé par Jean Marcelle a été lu par son fils Nicolas, major de notre compagnie, lors des funérailles de Robert Guyaux, figure emblématique de la batterie de Gougnies.


Gougnies - Cliquez pour agrandir




Ce matin-là, le réveil fut triste, un ami manquait à l'appel...
Le tambour qui a tant fait vibrer le coeur des enfants du terroir avait pris la Grande Marche pour le pays des souvenirs. Et quels souvenirs...

Les vieilles pierres de chez nous resteront longtemps encore empreintes du rythme de la parfaite maîtrise de ses baguettes et du respect profond qu'il manifestait à l'égard de l'authenticité de notre beau folklore.
Et au-delà de l'artiste de talent, il y avait l'ami, fidèle et sincère.

Chaque année depuis de nombreuses générations à Gougnies, dans le cadre des festivités de la Pentecôte, nous recevons avec la même ferveur les reliques de sainte Rolende. Lorsque la châsse s'avance en procession vers notre clocher, tous les Marcheurs ressentent avec beaucoup d'émotion les vibrations du Pas Ordinaire. On dirait une prière collégiale que les fifres et tambours nous invitent à partager pour rappeler à ceux qui en douteraient encore que notre folklore est une véritable richesse.

Et lorsque Robert faisait chanter ses peaux, aucun Marcheur digne de ce nom ne pouvait rester insensible au pouvoir de certaines vibrations, celles qui demain vont forcément beaucoup nous manquer...

Mais la valeur inestimable de notre folklore est avant tout humaine. Nous avons eu le privilège à Gougnies de partager avec Robert les émotions de la Sainte-Rolende pendant près de cinquante ans. Les vibrations de son tambour, nous les percevrons encore des années durant car il restera bien présent parmi nous, au plus profond du coeur de chaque Marcheur.

Cher Robert, nous garderons de toi un souvenir à l'image de nos belles Marches, chaleureuses et authentiques. Nous y verrons toujours le gentleman tambour qui, avec beaucoup de courtoisie, savait dire « bravo » ou « merci » en toute sincérité.

Et ces deux mots, simples et pourtant d'une richesse infinie, à notre tour, nous te les adressons de la part de tous nos Marcheurs.
Tes amis de Gougnies te disent au revoir...



Hommage à Francis Constant


Ce lundi 3 octobre 2011 ont été célébrées les funérailles de Francis Constant. Il fut 25 ans durant major au sein de de la compagnie de Gougnies. C'est donc le major Guy Van Wijnsberghe qui a pris la parole pour évoquer sa mémoire.


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Au nom du Corps d'Office de la Marche Royale Sainte Rolende de Gougnies , je présente toutes mes condoléances à Michèle, ses enfants, ses petits-enfants ainsi qu'à toute sa famille.
Evoquer Francis, n'est pas chose facile. En effet, notre compagnon avait un visage aux multiples facettes dont l'énumération n'est pas possible ici.

Au niveau de la Marche, Francis a accompli plus de cinquante fois la procession dédicacée à Sainte Rolende. De 1975 à 2000, il a occupé une place de Major au sein du Corps d'Office. Il a ensuite rejoint le peloton des Grenadiers 2ème empire.

De Francis, le Corps d'Office retiendra d'abord un dévouement sans borne. Francis n'a jamais rechigné à la tâche. Mieux, il est à l'origine de notre souper couscous qui a remplacé le bal annuel à Pâques. Ce souper constituait un défi pour des Marcheurs qui n'étaient pas les spécialistes de la restauration. Francis y a mis son énergie mais aussi son matériel, sa logistique et son épouse Michèle. Ce souper constitue désormais un moment incontournable dans la vie de la Marche de Gougnies et Francis y est certainement pour beaucoup.

Au-delà de cet engagement, Francis était un compagnon plein d'humour, toujours présent pour faire les quatre cents coups, parfois au grand dam des responsables de notre compagnie. Ses expressions truculentes animaient les conversations. Qui d'autre que Francis pouvait s'adresser à une femme en lui disant « et grosse, ça va bén ? » ou « vé rossi mi p'tit gamin » ? D'autres expressions étaient réservées aux initiés comme « la main dans la main »… Sa technique pour vendre les cartes de soutien était surprenante mais efficace : une carte pour 100 francs ou deux cartes pour 200 !
Au sein de l'équipe des Majors, Francis a été, au départ du Corps d'Office de Willy MOREAU, le leader incontesté. Maniant la technique de la main de fer dans un gant de velours, il nous a fait partager des moments d'amitié intense, des parties de rire incroyables et des sorties inoubliables entre amis.

Néanmoins, lui qui aimait bien boire des « chopes » avec les copains savait toujours reprendre son sérieux dès qu'on se remettait à Marcher. Francis a honoré Sainte Rolende avec conviction et avec respect.

Merci pour tout ce qu'il a accompli au sein de notre compagnie.
Que Sainte Rolende veille sur lui au paradis des Marcheurs.


Hommage à Jean-Marie Pector


Ce samedi 2 avril 2011 ont été célébrées les funérailles du fifre Jean-Marie Pector.
Marc Moreau a évoqué la mémoire de ce marcheur de haut niveau qui nous manquera dans les rangs de la Compagnie.


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Au nom du Corps d'Office de la Marche Royale Sainte Rolende de Gougnies et au nom de toutes les compagnies de l'Entre Sambre et Meuse dans lesquelles notre ami Jean-Marie a joué du fifre, je présente toutes mes condoléances à Guerda, ses enfants, ses petits-enfants ainsi qu'à toute sa famille.
Il y a quelques années d'ici, lors d'un cassage du verre à Gougnies, Jean-Marie m'expliquait qu'il ne revendiquait pas la casquette de Marcheur mais uniquement celle de joueur de fifre. Ce qui lui importait avant tout, c'était la passion du fifre et non la participation à des défilés folkloriques ou militaires.
Pourtant, lors de cette conversation, je lui ai finalement démontré qu'il pouvait porter le titre de vrai Marcheur car il en avait toutes les qualités.
Sa première qualité de Marcheur était avant tout sa fidélité. A Gougnies, il a en effet intégré les rangs de la compagnie au début des années soixante. Au cours de cette période, il n'a manqué qu'une seule Pentecôte, l'année du terrible accident qui lui a occasionné la perte de trois doigts.
Contre vents et marées, Jean-Marie a très rapidement surmonté cette terrible épreuve. En quelques mois, il s'est fabriqué un fifre adapté et a dû réapprendre complètement à jouer du fifre en fonction de son handicap. A force de persévérance et de courage, il y est arrivé, là où beaucoup d'autres auraient échoué. Cette envie de continuer à Marcher est incontestablement la marque d'un vrai Marcheur.
En outre, Jean-Marie était doué d'un grand talent musical. Le répertoire de nos airs traditionnels n'avait pas de secret pour lui. Le son mélodieux de son fifre avec son chant si caractéristique - sa marque de fabrique - enchantait les oreilles des auditeurs attentifs. Et ceux-ci auront remarqué que le répertoire traditionnel n'était jamais galvaudé ni bafoué.
Derrière sa bonne humeur lors des arrêts ou durant les repas chez le Tambour-major, Jean-Marie était un homme sérieux et respectueux qui reprenait vite sa place au sein de la batterie dès qu'il fallait Marcher. Ce respect, il le démontrait également envers Sainte Rolende. Chaque année, lors du départ de la procession de Sainte Rolende à la sortie de Gougnies, il ne manquait jamais de frotter la Châsse avec son képi. Ce petit geste discret, voire anodin pour les profanes, était un acte de dévotion pour le Marcheur qu'il était.
Enfin, en coulisses, Jean-Marie PECTOR a œuvré pour le monde des Marcheurs via la fabrication de haches, de massues, de cannes de Tambour-major, de fifres et d'autres accessoires destinés aux Marcheurs. Ces équipements, issus de notre terroir, présentent assurément la marque de la qualité et de l'authenticité. Aujourd'hui, de nombreux Marcheurs ont été équipés par Jean-Marie et beaucoup de joueurs de fifre jouent sur des instruments manufacturés avec talent et avec passion.

En ce jour, la page est désormais tournée mais l'héritage que Jean-Marie PECTOR nous a laissé restera pour longtemps présent dans le monde des Marcheurs.

Un grand Monsieur est parti.
Merci à ce vrai Marcheur.
Que Sainte Rolende et tous les saints de nos Marches veillent sur lui.


Les funérailles de Jean Carly

Le Corps d'Office de la Marche Royale Sainte Rolende de Gougnies était représenté par plusieurs de ses membres ce jeudi matin aux funérailles, à Biesme, de Jean Carly.
De nombreux amis de son peloton accompagnés d'une batterie l'ont escorté jusqu'au caveau de famille devant lequel, parmi d'autres orateurs, Marc Moreau a prononcé ces paroles:



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Hommage à Jean CARLY - 17 décembre 2009

Chères amies, chers amis,

Le Corps d'Office de la Marche Royale Sainte Rolende de Gougnies présente ses plus sincères condoléances à toute la famille de notre ami Jean CARLY et tient à apporter son soutien à son épouse ainsi qu'à ses enfants.

Ce samedi 12 décembre 2009, un très grand MONSIEUR nous a quittés.

Vous en conviendrez tous avec moi, Jean était grand dans tous les sens du terme et pas seulement par la taille. Chez lui, tout était démesuré voire excessif.
Mais derrière ses nombreux excès et provocations en tout genre, Jean CARLY affichait de nobles qualités qui étaient à la hauteur de ses défauts.

Parmi ces qualités, je voudrais notamment citer son extrême intégrité. Gestionnaire hors pair, Jean mettait un point d'honneur à gérer l'argent qui lui était confié avec tout le zèle nécessaire, à respecter ses engagements et à refuser toute forme de corruption quelconque.
Mais la qualité que nous appréciions le plus était son extrême générosité envers sa grande famille, ses amis, les membres des associations folkloriques et footballistiques qu'il soutenait. Cette générosité se traduisait d'abord par de puissants sentiments mais aussi par des soutiens financiers et matériels.

Jean CARLY était en effet un grand mécène pour la Marche Royale Sainte Rolende de Gougnies. Et nous tenons vivement à le remercier pour ses nombreuses contributions qui étaient loin d'être négligeables comme le financement des fanions de la Dérène Guilitte du premier peloton, le paiement du car la première fois que notre village s'est rendu à Chouzé-sur-Loire et le versement de dons importants à notre compagnie. Chaque année, il tenait également à recevoir les Marcheurs le mardi de Pentecôte avec la complicité de la famille Monnoyer à laquelle il vouait une véritable affection.

Pour notre folklore, Jean s'est dévoué corps et âme car il était un Marcheur convaincu, un vrai Marcheur. Depuis sa petite enfance, il a occupé de nombreuses fonctions dans notre compagnie. Il a été, tour à tour, sapeur, grenadier 1erempire, artilleur, porte-drapeau, adjudant, sergent-sapeur, grenadier et sergent de la Dérène Guilitte du peloton des grenadiers traditionnels. Il a également été membre du Comité Exécutif de l'Association des Marches Folkloriques de l'Entre Sambre et Meuse.
En tant que Marcheur, il vouait une grande dévotion envers Sainte Rolende. Cette dévotion se traduisait par un respect complet de nos magnifiques traditions ancestrales. Il ne permettait d'ailleurs à personne de les galvauder ou de les dénigrer. Mais derrière cette rigidité, Jean était aussi un boute-en-train et un conteur remarquable. Véritable mémoire vivante des événements du passé, il captivait ses auditeurs des heures entières derrière les verres de bière qu'il partageait avec ses amis. Ces narrations étaient souvent illustrées par des anecdotes truculentes qui faisaient rire aux éclats ses auditeurs. Certains se souviendront d'ailleurs de son évocation tout particulière des noces de Cana ou des chansons paillardes et populaires qu'il lançait de sa voix tonitruante.

Comme chez chaque vrai Marcheur, l'appel du tambour était plus fort que tout et agissait chez lui comme un véritable aimant. Jean se grisait avec les odeurs de la poudre, buvait les flas et les ras de tambours et s'enivrait du son mélodieux des fifres. A ce titre, il appréciait particulièrement l'interprétation de la bataille de Waterloo par la batterie de Gougnies.

Jean laissera certainement des tonnes de souvenirs que nous ne manquerons pas d'évoquer ces prochaines heures et lors de nos prochaines Pentecôtes autour d'un bon verre, cela va sans dire.

A ce vrai Marcheur, le Corps d'Office tient à dire Merci
Que Sainte Rolende veille sur lui.

Un grand MONSIEUR nous a quittés.

Marc MOREAU

Le souvenir de Fernand Looze



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"Fernand Looze, figure emblématique de la compagnie de Gougnies de la Marche Sainte Rolende nous a quittés.
Lors de l'office des funérailles, Marc Moreau, adjudant, a pris la parole au nom du Corps d'Office.

Il n'est pas dans les habitudes de la Marche Royale Sainte Rolende de Gougnies de prendre la parole lors de cérémonies funéraires.

Mais, si aujourd'hui le Corps d'Office sort de son devoir de réserve, c'est parce que nous pleurons la disparition d'un grand Monsieur du folklore lié à la Sainte Rolende.

Fernand a toujours été Marcheur dans l'âme. Dès avant guerre, il participait déjà à la Sainte Rolende à Gougnies comme grenadier.

Son premier fait d'arme fut, sans conteste, son engagement lors de la remise en route de la Marche à Gougnies en 1946. Prisonnier de guerre durant le dernier conflit mondial, il avait promis, avec quelques copains de galère dans les camps, de relancer notre compagnie à la fin de la guerre. Et il tint parole, allant même de sa poche pour financer la caisse en déboursant 1000 fb à l'époque !

Bien sûr, les années suivantes furent difficiles, mais quand on y croit, ça marche ! Et Fernand y crut en apportant toute son énergie au sein du Corps d'Office.

Puis, vint l'année 1965 où, quelques minutes avant le départ de la Marche le dimanche de Pentecôte, il reprit au pied levé la place de tambour-major ! Cavalier émérite, il occupait alors avec brio une place de major. Il a d'ailleurs porté, à cheval, le premier drapeau de l'association des marches lors des festivités de la Pentecôte. Pourtant, sans l'ombre d'une hésitation, il a assumé avec talent la fonction de tambour-major ce fameux dimanche de Pentecôte et les années suivantes. Cette décision, intuitive mais résolue, devait s'avérer capitale pour l'avenir de notre compagnie.

Enfin, après toutes ces tribulations souvent remémorées, il rejoindra finalement le premier peloton où il termina sa carrière à la dérène guilitte. Il finit par recevoir, en 2004, sa médaille pour 80 participations à la Sainte Rolende.

Le Corps d'Office retiendra de Fernand l'image d'un homme certes tchestu et ferme mais résolu dans ses profondes convictions liées aux traditions de la Marche Sainte Rolende.

Au-delà de son engagement politique, de son attachement à son village où il a toujours travaillé aux Ateliers Marcelle et de son statut d'ancien combattant, nous sommes aujourd'hui profondément reconnaissants envers Fernand pour son dévouement et tout son travail accompli au sein de notre Marche. Il constitue, à nos yeux, un véritable exemple pour les générations futures.

Maintenant, Fernand a rejoint son épouse Aline et est probablement déjà au paradis des Marcheurs. Peut-être y joue-t-il déjà à la belote en racontant de nombreuses anecdotes sur l'histoire de notre Marche.

Que Sainte Rolende veille sur lui et apporte réconfort à toute sa famille."

Marc Moreau

L'adieu à Robert Beaurain



le 13 mars 2006

Les funérailles de Robert Beaurain se sont déroulées lundi matin à Gougnies. Robert était une figure emblématique de la Marche Sainte Rolende de Gougnies qu'il a contribué à relancer au lendemain de la guerre et, l'an dernier, il avait d'ailleurs reçu une médaille commémorant 80 années de participation.



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Robert et son épouse Louba lors de leurs 60 ans de mariage

Photo Rita Beaurain




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Commentaires
Par jean le lundi 20 janvier 2014 à 13h09
on oublie beaucoup de marcheur de gougnies qui sont decede
Par jean le samedi 18 janvier 2014 à 17h03
Je ne sais pas qui vous êtes, Jean, mais, suite à votre commentaire et en tant que membre du staff de gougnies.be, je tiens à apporter une précision concernant la mise en ligne sur le site des hommages rendus à des personnes décédées.
Il a été décidé en réunion de janvier 2010 :
"Nous ne relatons pas et ne faisons pas suivre l'annonce d'un décès sur le site SAUF SI UNE ASSOCIATION REPRISE SUR LE SITE REND UN HOMMAGE AU DEFUNT. CET HOMMAGE POURRA ETRE REPRIS UNIQUEMENT SUR LA PAGE DE CETTE ASSOCIATION."

Tous les hommages édités dans cette rubrique ont donc été rendus par l'Association concernée.

La disparition de notre ami Joseph pour lequel, ceci dit, nous avions beaucoup de sympathie, a eu lieu avant l'existence effective du site et cela explique donc l'absence d'évocation dans cette rubrique.

Cette même remarque aurait pu également évoquer le souvenir de Gaston, de Julot et bien d'autres...

jean, membre du staff de gougnies.be.
Par jean le samedi 18 janvier 2014 à 15h20
je suis d accord avec toi rene
Par rene le dimanche 22 décembre 2013 à 20h23
on a oublier un officier dans la rubrique
joseph baufayt
Par canada le samedi 14 décembre 2013 à 16h20
mon ami robert était fier de porter sa médaille de 50 pentecôtes.
Par jean le mardi 05 avril 2011 à 08h44
Hommage à Jean-Marie Pector.

Belle évocation, Marc, bien dans l'esprit de notre Marche.

Jean-Marie est pour moi une présence emblématique, un visage indissociable de mes souvenirs d'une expérience que j'ai eu le privilège de vivre au sein de notre compagnie. Que sainte Rolende prenne bien soin de lui...
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