La sortie de la Saint-Roch à Sart-Eustache, le village tout voisin de Gougnies bien qu'il fasse partie d'une autre province, se déroule traditionnellement le premier week-end d'août. Une tradition relativement récente puisqu'elle n'a que 25 ans. Et c'est bien pour cette raison que, cette année, la Marche, là bas, revêtait un faste particulier. La compagnie de Gougnies qui, pour l'occasion avait rassemblé une centaine de participants y a participé puisque, comme l'a rappelé André Poulain, le président de la Marche Saint-Roch, Gougnies aida Sart-Eustache à relancer sa compagnie.
Malgré un temps maussade, le départ de la compagnie de Gougnies vers Sart-Eustache, au travers du bois ne manquait pas de panache. Elle fut accueillie, aux abords du château, par celle de Sart-Eustache et quelques rangs se mêlèrent symboliquement: c'est ainsi qu'on put voir des lignes composées de zouaves...et de grenadiers.
Un bataillon carré et une cérémonie -les drapeaux des deux compagnies ont été bénits- dans la cour du château ont débuté une journée au cours de laquelle la météo, elle aussi finalement, s'est laissée séduire.
Texte de Benoit Gaspar
Eté 1981, la campagne exhale ses parfums de moissons et chatoie sous le généreux soleil d'une Entre-Sambre-et-Meuse à la fleur de sa resplendissante période aoûtienne.
Depuis de nombreuses années, bien avant la guerre, le tambour s'est tu et les images de marcheurs du terroir dorment dans des albums aux souvenirs jaunis par le temps.
A l'heureuse initiative d'un enfant du pays, amoureux de celui-ci et du folklore régional, la Marche Saint-Roch de Sart-Eustache va revivre. André retrousse ses manches, rassemble ses troupes et d'un souffle énergique, chasse la poussière qui, telle une neige de l'oubli, maintient les traditions ancestrales dans une véritable léthargie.
Le chef d'orchestre connaît parfaitement sa partition, il est depuis longtemps Marcheur à Gougnies et ajuste les notes de son œuvre sur les mêmes portées.
Séduits par l'enthousiasme, la conviction et le sérieux qui entourent cette démarche, de nombreux Marcheurs de la compagnie gougnacienne se portent spontanément volontaires pour parrainer le nouveau-né sur les fonts baptismaux du sympathique petit village.
La compagnie Saint-Roch peut ainsi escorter sa procession sortie de l'histoire avec le panache qu'elle mérite.
Tous les Marcheurs de Gougnies qui participent à cette relance vont en garder un merveilleux souvenir quant à l'accueil, à l'organisation et au respect des convictions de chacun dans la dignité de ce qui reste et doit rester une procession.
Texte de Jean Marcelle
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